éjaculation féminine

Quand j’ai découvert l’éjaculation féminine

L’éjaculation féminine, j’en avais entendu parler, j’avais beaucoup lu sur le sujet, mais je pensais que c’était réservé aux actrices porno ou à une certaine élite de femmes (bizarres?) dites “femmes fontaine”. J’avais beau lire des articles expliquant que nous pouvons toutes éjaculer, je n’y croyais pas… jusqu’à ce que ça m’arrive par surprise! 

Les femmes aussi peuvent éjaculer. Je continue de trouver ça complètement dingue de se le dire, car on a toujours appris que les hommes éjaculent et que cela est une caractéristique qui leur est propre. L’idée qu’une femme puisse éjaculer semble totalement anormale. Et voilà qu’à 27 ans, mon corps vient de me prouver le contraire. Bon, je savais déjà depuis plusieurs années que c’était possible physiquement qu’une femme éjacule, car ayant maté pas mal de pornos, il est difficile de passer à côté des vidéos glorifiant le squirt (mot anglais pour dire éjaculation féminine) des actrices. Cependant, il est difficile de s’identifier à ces femmes-là sachant que généralement elles semblent déverser des litres de liquide, si bien que c’est à se demander si les réalisateurs n’ont pas investi dans des effets spéciaux. J’ai lu d’ailleurs que généralement on demande aux actrices de boire 1 à 2 litres d’eau avant une scène d’éjac, pour s’assurer qu’il y ait le plus de liquide possible qui sorte, donc bon y a un peu de trichouille quand même. Mais bon, c’est pour les besoins du spectacle pornographique semble-t-il.

L’éjaculation féminine, ça fait quoi ?

Le problème avec l’éjaculation féminine, c’est qu’on a l’impression qu’on a une très forte envie d’uriner. Du coup, ben ça fait un peu flipper, parce que tu t’imagines que t’es à deux doigts d’asperger ton partenaire d’urine, ce qui n’est pas hyper glamour évidemment. En plus, la sensation forte de vouloir faire pipi n’a rien d’agréable et d’excitant en soi, c’est plutôt très gênant et désagréable. Plusieurs fois, j’ai ressenti cette sensation dans un moment intense de plaisir, et j’étais tellement en panique dans ma tête que je bloquais ma jouissance. Le résultat derrière, c’était qu’après l’amour j’avais une sensation atroce d’avoir hyper envie de faire pipi, mais rien ne sortait, parce qu’en fait j’avais pas envie de pisser en réalité, c’était une fausse sensation. J’avais juste bloqué l’éjaculation visiblement. Depuis plusieurs mois, je me disais qu’il faudrait que je cesse de me bloquer, car cela me donnait une sensation d’incontinence insupportable après-sexe, mais psychologiquement, je n’y arrivais pas.

Et voilà qu’un beau jour (ou une bonne nuit plutôt), on rentre de soirée bien bourrés et me vient l’envie incontrôlable d’une petit gâterie – communément appelée pipe -.  Le sexe est bon, je suis super détendue et là, changement de position et voici la fameuse sensation qui revient. Cette fois, je n’ai pas peur et plutôt que de me retenir, je pousse, je me laisse aller et là, c’est la surprise, l’inattendu, le nectar de plaisir qui jaillit! Alors, étonnamment, je n’ai pas ressenti le même type de plaisir que lors d’un orgasme au moment d’un cunnilingus par exemple. Mon corps n’a pas tremblé dans tous les sens, je n’ai pas eu l’impression de planer au septième ciel pendant quelques secondes, pas éclaté de rire ensuite de manière incontrôlable (oui, je fais partie de ces nanas qui ont un rire d’extase après l’orgasme). Je pensais que le squirt  provoquerait un tremblement de terre en moi, que je me mettrais à hurler telle une actrice porno, comme si je redécouvrais la jouissance ultime. Et non. En revanche, j’ai ressenti comme une réelle libération et un sentiment de détente absolue. Comme si mon corps se relâchait complètement. Mais clairement, ce n’était pas le plus bel orgasme de ma vie, et je pense vraiment que l’éjaculation n’est pas synonyme d’orgasme (tout comme pour les mecs finalement me semble-t-il !). J’ai surtout senti un grand étonnement face à cette réaction corporelle, plutôt impressionnante, et j’étais fière aussi d’avoir cessé de vouloir contrôler mon corps et d’avoir réussi à me laisser totalement aller à cette sensation.

L’éjaculation féminine : urine ou pas  ?

Alors, je ne suis pas experte en la matière et je ne le prétendrai pas, car apparemment les chercheurs eux-mêmes continuent de se poser la question si je me fie à Wikipédia. Il s’agirait en tout cas d’une sécrétion des glandes de Skene situées autour de l’urètre, qui se gorgeraient d’eau et qui serait expulsée sous l’excitation suite à une forte stimulation du fameux point G. Si cette zone est stimulée comme il faut pour générer cette réaction, cela peut donc arriver à chaque fois, c’est une réaction physique naturelle. Ceci n’est donc pas quelque chose qui arrive uniquement à un type de femmes un peu bizarres, presque sorcières, à mi-chemin entre la femme et l’objet et qu’on appellerait des fontaines. Non, cela peut arriver à toutes. Visiblement, dans mon cas, un relâchement total de l’esprit est nécessaire pour que mon corps se laisse aller à cette réaction.  J’ai l’impression que l’éjaculation féminine est un sujet qui reste assez tabou dans le monde des chercheurs et de manière générale. En tout cas,  le liquide n’a pas d’odeur, pas de couleur…bref peu de chances de confondre cela avec de l’urine, alors pas de panique à bord de ce côté-là. En revanche, les draps sont complètement inondés après une éjaculation et il vaut mieux les changer, car impossible de dormir dessus après l’éruption du geyser ! Selon mes lectures, il semblerait que cela dépende des femmes et de si le corps est plein de liquide ou non, donc le changement des draps n’est pas forcément systématique pour toutes. Je ne sais pas encore si cette première expérience implique qu’il y en aura d’autres maintenant que le blocage est passé, et si je prendrai plus de plaisir une prochaine fois, mais cela ne fait que me rappeler à quel point je reste fascinée par les possibilités multiples des corps et les surprises que le sexe peut réserver chaque jour.

Et vous, avez-vous déjà vécu une expérience d’éjaculation féminine ? N’hésitez pas à faire part de vos expériences en commentaires.

4 réflexions sur “Quand j’ai découvert l’éjaculation féminine

  1. Cool ravi de lire ton article
    Moi c’est en cam qu’un client m’a appris à éjaculer. Perso je distingue clairement le squirt de l’orgasme. C’est bel et bien une libération mais ce n’est pas (en tout cas pas forcément) conjoint à l’orgasme.
    Je peux éjaculer maintenant quasiment sur commande, l’orgasme lui et bien plus subtil et bien plus profond.
    Après moult échanges avec mon chéris il semble en effet que pour les mecs ce soit la même chose.
    Il résume sa simplement par il y a les branlettes et La branlette celle ou après tu as l’air nié et ou tu fais une peu agaga avec ta bouche. Mais c’est très dur de le fiare rentrer dans la tête des mecs
    Après perso dans ma sexualité hors cam à part pour jouer (et c’est en général loin du lit) je ne suis pas adepte du squirt qui est plus un déversement qu’une onde envahissante plus agréable.
    Le fait de comprendre ça m’a aussi détendue quand mon mec n’éjacule pas et qu’il me dit pourtant avoir eu du plaisir. Il n’a pas squirtter finalement.
    Voilà comme quoi au plus ca va au moins je vois de différence entre les hommes et les femmes moi …

  2. bonsoir
    en effet il y a 3 ou 4 ans de cela mon partenaire du moment m a fait decouvrir l ejaculation feminine et j avoue que la 1ere fois je me sentais un peu honteuse (j avais entendu parler bien sur comme beaucoup mais jamais je ne l avais été) car je pensais avoir uriné et oui la fameuse envie irresistible d uriner c est le cas. en tout cas mon partenaire m a rassurée en me disant que j etais devenue “fontaine” et qu il etait fier que ce soit lui le sourcier 🙂 coté orgasme je ne peux pas non plus dire que c est un truc de fou a hurler a trembler etc mais oui je me sentais hyper bien zen et mon partenaire a reussi l “exploit” 2 autre fois dans la meme nuit. donc oui on peut toutes ejaculer il suffit de lacher prise (facile a dire) et d avoir le bon sourcier

  3. En lisant ton récit, je me suis remémoré ma première éjaculation. En tant que jeune homme ado.

    Et bien, ce fut un peu la même chose. La peur d’uriner. La première fois, j’ai bloqué.
    La suivante, je me suis laissé aller. Et définitivement, le sperme ne ressemble pas à l’urine

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *