Où sortir ?

100% déception au Festival de l’Erotisme de Bruxelles

festival de l'erotisme bruxelles

Du 2 au 4 mars se tenait un événement assez particulier dans la région bruxelloise, le Festival International de l’Erotisme. En fait, il n’avait d’international que le nom et pour l’érotisme ce n’était pas non plus vraiment le bon endroit. Invitée par le Festival, je m’y suis donc rendue le 3 mars sans trop savoir à quoi m’attendre. Une chose est sûre, je ne m’attendais pas à cela ! 

La foire du sexe

Un samedi après-midi, dans un coin éloigné de Belgique, se tient un rassemblement hors du commun. C’est dans un espace initialement dédié au kart que le Festival de l’Erotisme a décidé de planter son siège. À l’arrivée, la première impression est un bruit infernal. On a la sensation d’entrer dans une foire cachée dans un hangar. Une techno type fête foraine sature d’emblée nos oreilles, avec des voix qui s’expriment au micro pour inciter les visiteurs à venir voir des shows de strip-tease. Dès l’entrée, on fait face à des rangées de godes bas-de-gamme et une animation attire tout de suite mon attention : un gode tournant sur lui-même. Mon chéri et moi rigolons,  mais on se demande déjà un peu où on a mis les pieds. Quelques mètres plus loin, on trouve un stand de bonbons faisant face à une strip-teaseuse en petite tenue, qui s’avère être très sympathique par ailleurs. Quel rapport entre un stand de bonbons et des godes ? Hormis le désir de faire dépenser les gens, aucun évidemment.

festival-erotisme-kart-expo

Un peu plus loin, une animation a lieu, avec plusieurs nanas en sous-vêtements et talons, qui se dandinent vulgairement sur de la musique pop. Twerks, fessées, mouvements explicites. La foule s’amasse autour de ce show qui a l’air à moitié improvisé, n’a pas grand chose de beau à offrir à nos pupilles et n’est visiblement prévu que pour essayer d’exciter des voyeurs peu exigeants. 

Poursuite de notre balade au milieu des allées, j’en profite pour faire connaissance avec les fondateurs de SwingApp, une application pour faire des rencontres libertines, ce qui aura été le moment le plus intéressant de ce Festival. Pour le reste, on aura enchaîné déceptions sur déceptions. Le lieu qui fait vieux hangar désaffecté a quelque chose de glauque, les animations qui ont lieu sur scène sont sans intérêt et ne sont là que pour combler l’ennui général, tandis que la principale activité proposée aux visiteurs est de payer pour différents shows privés. Chaque homme seul se fait d’ailleurs alpaguer par des rabatteuses. Les différents stands de sextoys et lingerie ne proposent majoritairement que des produits cheap et caricaturaux.

festival-erotisme-bruxelles-desculottees

festival de l'erotisme bruxelles

C’est dommage, car j’étais très motivée à l’idée d’aller à un événement où je puisse découvrir de nouveaux aspects de l’érotisme, voir comment le monde belge s’approprie ce sujet et de m’amuser dans un espace que j’imaginais plus glamour. Ce fut tout le contraire ! J’ai trouvé que cet endroit était à l’opposé même de la vision d’une sexualité libre non caricaturale qui est défendue sur Desculottées. Au Festival de l’Erotisme de Bruxelles, le mot érotisme est utilisé pour masquer en fait une intention de vendre des strip-teases, des films pornos et des accessoires bas-de-gamme. On sent donc qu’ici il y a mélange des genres et amalgames entre érotisme, porno, escorting, strip-tease… Nous ne sommes donc restés que quelques heures sur place, on a pris cela avec humour, mais très honnêtement, le plus intéressant aura été le reste du week-end passé dans la capitale belge.

Tatiana
Nietzsche et Mme Bovary sont mes parents, Don Juan est mon premier amour. C’était mal barré. Les chiennes ne font pas les chattes.

5 commentaires

  1. Je ne suis guère étonnée je suis Bruxelloise d’origine malgré que je n’y vit plus, dans cet hangar le salon dl’érotisme devait être un échec car trop vétuste, et oui des ventes de bas de gamme vendre, vendre à tout prix, c’est la société actuelle qui veut cela.
    Heureusement qu’il vous restait la ville faut voir ce que vous y avez vu, et à quel endroit?
    Bien à vous..

    1. Oui j’aime bien Bruxelles, qui est une ville où je vais assez régulièrement. Effectivement, le lieu était assez vétuste et au global une vraie sensation d’avoir été pris pour des cons.

Répondre

100% déception au Festival de l’Erotisme de Bruxelles

Temps de lecture: 2 min