Bee : abeille
Challenge : défi
Le Bee Challenge serait-il le défi de bouffer une abeille ? De se faire piquer par le plus d’abeilles possibles ? De se goinfrer le plus possible de miel  en 24h? De devenir une abeille ?
Que nenni. Et si toutes ces hypothèses peuvent paraître absurdes, sachez que la vraie définition du Bee Challenge ne l’est pas moins. En effet, accepter le Bee Challenge, c’est accepter de prendre en photo ses seins et de poster la photo sur Twitter.

Je commence à me dire que le sexo-narcissisme deviendra bientôt le topic principal de mon blog. Après mes articles sur l’aftersex et le belfie, voici que débarque le Bee Challenge. Des nanas qui posent leur soutif sur leurs yeux (pour imiter les yeux de l’abeille eh oui) et qui se photographient seins nus  dans le but de… et bien dans le but de rien. Enfin si, au moins dans le but de s’exhiber. Et pourquoi le faire ainsi ? Parce que les réseaux sociaux peuvent faire beaucoup de bien à notre ego. Exposer ainsi sa poitrine, c’est assumer vouloir mettre en lumière cette partie de son corps sujette à tant de fantasmes. Les seins, nos deux merveilles rondes posées sur notre torse sont le signe visible de notre féminité, des phares qui suscitent d’emblée le désir même couverts de tissu. Il se cache sûrement derrière cela, une envie de savoir. Savoir combien de personnes retweeteront ma poitrine, la mettront en favori en signe d’appréciation, en signe de reconnaissance de sa qualité. Peut-être même que certains décideront de me suivre et que cela augmentera donc mon potentiel d’influence globale Twitter qui sait ! La course au like, au retweet, bref… on revient toujours aux mêmes flatteries du web social finalement. Je me montre (et on me signale qu’on aime ça) donc je suis.

Bee-Challenge-seins-nus

J’ai entendu dire par ci par là, qu’à l’origine du Bee Challenge, il y aurait la volonté de soutenir la lutte contre le cancer du sein. Cependant, suite à mes recherches, il semblerait bien qu’il n’y ait aucune cause derrière ce micro-phénomène. On émet éventuellement l’hypothèse qu’il s’agisse d’un détournement d’une campagne féministe brésilienne “Toplessaco”, où les femmes se prenaient en photo topless afin que cette pratique soit autorisée sur les plages.
Quoi qu’il en soit, chez nous il s’agit purement et simplement d’un nouveau phénomène de délire narcissico-exhibitionniste.  Tout comme pour l’Ice Bucket Challenge (qui pour le coup soutenait une maladie, l’ALS), on peut nommer quelqu’un pour qu’il relève le défi. Sachez d’ailleurs que sur ce genre de défi qu’on peut très clairement jeter dans la catégorie du #UselessWeb, les hommes ne sont pas en reste. En effet, une association britannique nommée Check One Two souhaitant faire parler du cancer des testicules a lancé dernièrement le hashtag #FeelingNuts. L’idée ? Se prendre en photo en train de se tenir les couilles pour soutenir la cause… Ça se passe par ici. Personnellement, je trouve cela certes malin mais surtout vulgaire de la part d’une association de surfer sur le succès du défi et de l’exhibition sexualisée pour mettre en avant sa cause. Trouver le moyen de diffuser au plus grand nombre sa cause est certes nécessaire, mais y a-t-il besoin de tomber dans les bas fonds de l’opportunisme ainsi ? Bon, le sexe fait vendre, ce n’est pas une nouveauté. Mais je me demande, que pourrions-nous attendre d’un futur hasthag pour lutter contre le cancer de la prostate par exemple ? Je vous laisse imaginer…

En tout cas, si parmi mes lectrices, certaines ont relevé le défi de l’abeille, je serais bien curieuse de connaître vos raisons d’avoir accepté, alors n’hésitez pas à nous en faire part rapidement en commentaire de l’article !

Et allez, moi aussi je vais faire mon abeille, just for fun et sans les boobs !  🙂

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Nietzsche et Mme Bovary sont mes parents, Don Juan est mon premier amour. C'était mal barré. Les chiennes ne font pas les chattes.

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#BeeChallenge : et si je montrais mes seins… pour montrer mes seins ?

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