Un homme qui fantasme sur la femme de son oncle. Voici comment nous découvrons le personnage principal très pervers du roman “Club Privé” de Gil Debrisac. Vous connaissez l’adage qui dit “avoir une bite à la place du cerveau” ? Si vous voulez une définition en roman de cette expression, vous serez à la bonne adresse en vous le procurant. 

« De l’autre main, il palpait ses bourses velues, en imaginant la bouche pulpeuse de Claire » Extrait de “Club Privé”

Xavier est un jeune trentenaire qui se branle en imaginant sa tante. Il ne rêve que d’une chose, la soumettre à ses vices et glisser salement entre ses cuisses. Bien sûr, cette tante dont il rêve est évidemment une belle salope dans la réalité. Elle est aussi évidemment mariée avec un homme obsédé qui aime écrire des histoires érotiques. Pour obtenir ses chances de se la taper, Xavier a pour idée d’ouvrir un club libertin et de l’y entraîner. Vous pensez bien, une si belle salope ne pourra qu’être excitée par cette idée. Et peut-être même qu’elle n’aura qu’un désir, enfourcher enfin la belle grosse bite puissante de son neveu.
Vous trouvez ma manière de résumer le livre vulgaire ? Et bien ceci est à l’image de ce roman. Gil Debrisac est un auteur de littérature pornographique, donc c’est cru, putassier et la finesse n’est pas à espérer. Les hommes ont des bonnes bites pour défoncer les femmes et les femmes mouillent à tout va, dès qu’on les touche, dès que les hommes les regardent. Tout le monde ne pense qu’à baiser, qu’à (se faire) troncher. L’auteur nous donne une vision totalement caricaturale du sexe. Pas de doute, nous sommes bien face à un porno littéraire. Sont-ce mes yeux de femme qui ne m’ont pas permis d’apprécier ce roman ? Les hommes y trouveraient-ils peut-être plus leur compte ? Je me suis posée la question et ai mis à l’épreuve ce roman auprès de mon compagnon, qui m’a répondu ainsi (mot pour mot, je vous assure!) : « il y a trop de bite-chatte, bite-chatte dans ce roman. On se retrouve comme devant un mauvais porno. On pense qu’on va être très excité, finalement on y croit tellement pas, qu’on switche et qu’on passe à autre chose ». Ceci n’est bien évidemment que notre opinion, mais de nos deux points de vue d’homme et de femme, ce roman manque donc totalement d’intérêt et ne nous a procuré aucune excitation, uniquement du rejet et surtout en ce qui me concerne, de l’ennui.

“ Je veux que tu te rendes compte que ton neveu est puissant, mais en plus… je veux que tu saches qu’ici… on t’épuisera de plaisir… et ce sera toujours moi le maître…”
Extrait de “Club Privé”

Si vous êtes excités par les aventures incestueuses, que vous aimez lire de la littérature pornographique,  peut-être serez-vous touchés malgré tout par le verbe de ce roman ? Ne vous méprenez pas, je ne suis pas choquée par la lecture de mots crus, bien au contraire. J’aime en entendre et en lire. Cependant, je n’ai pas été touchée par ce roman. Je reconnais néanmoins que la tension monte crescendo, pour nous offrir de plus en plus de perversité au fil des pages.  Cependant, les gros godes dans le cul, l’image de l’homme tout puissant sexuellement, qui passe son temps à faire référence à son sexe fort n’a pas de vertu excitante dans mon imagination. Tout comme dans un porno, ce n’est pas une grosse bite enfoncée bien profondément qui va générer une envie masturbatoire chez moi. Dans ce roman, j’ai donc retrouvé le même défaut que dans nombre de films pornos que je mate et zappe immédiatement. Je ne vous le recommande donc pas, mais si jamais vous avez l’occasion de lire ce roman ou que vous l’avez déjà lu, je serais intéressée d’avoir vos avis.

Les chiennes ne font pas les chattes. J'oscille entre les deux.