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Underboobs, le selfie des poitrines sans tétons !

gif manga underboobs

La liste des exhibitionnismes éphémères et futiles sur les réseaux sociaux s’étend. C’est parti pour montrer ses boobs… enfin pardon ses underboobs (traduction : sous-les-seins)!

Comme j’en ai pris l’habitude, je vous fait part des petits mèmes exhibos inutiles du web. Je vous parlais déjà il y a quelques mois du #BeeChallenge où des filles montraient leurs seins en mettant leurs soutifs sur leurs yeux, de l’AfterSex qui consistait à se prendre en photo après avoir fait l’amour et du belfie qui est la mode de prendre en photo son postérieur. L’underboobs consiste cette fois à faire un selfie pour montrer juste le bas de ses seins, en s’arrêtant en dessous de ses tétons. Bien évidemment, pour être “dans le game”, mieux vaut avoir été assez gâtée par dame Nature, car c’est un peu plus dur de faire un underboob avec un 85 A on en conviendra toutes. 

Alors pourquoi s’arrêter juste avant les tétons me direz-vous ? Pourquoi ne pas tout montrer direct ? Ce n’est pas seulement pour créer une tension d’excitation sexuelle en jouant la fausse pudeur, que nenni. C’est tout simplement le paradoxe de notre cher réseau social adoré qu’est Facebook (Instagram appartient à Facebook au cas où vous ne le sauriez pas), qui censure une photo sur laquelle apparaît un téton ! Oui, on peut montrer ses seins, mais attention à la limite du téton ! Donc pour vous montrer, cachez donc ce téton que Facebook ne saurait voir, et laissez-vous aller. A partir de là, je me dis qu’on a encore de la marge avant d’en voir le bout (sans mauvais jeu de mots bien sûr…). Pour celles et ceux les plus curieux (ou pervers…) qui aimeraient en voir plus, je vous propose d’aller voir le Best Of Underboobs.

Tout cela me pose vraiment question tout de même. Pourquoi les nanas ont-elles besoin à ce point de se valoriser de manière sexualisée aux yeux de tous ? Peut-être une envie inconsciente de faire autant bander les hommes qu’une actrice porno ? Une envie de se starifier, de se présenter comme un objet sexuel attirant, mais inaccessible grâce à la barrière du virtuel, comme le sont des stars du porno, mais aussi des chanteuses, des actrices, des mannequins. Etre cette star anonyme que les autres femmes peuvent jalouser et que les hommes désirent avoir dans leur lit. Pouvoir se regarder comme une déesse du net valorisée par les offrandes de like. Le pire dans tout cela, c’est que ça marche !

Tatiana
Nietzsche et Mme Bovary sont mes parents, Don Juan est mon premier amour. C’était mal barré. Les chiennes ne font pas les chattes.

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Underboobs, le selfie des poitrines sans tétons !

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