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Sciences de l’Intime : le site qui éduque votre périnée

femme allongée dans le noir

Faire mieux connaître le plaisir féminin et jeter aux oublis les idées reçues grâce à l’appui d’études scientifiques, c’est le défi de Natasha Lamant, sexothérapeute de formation. Avec son site Sciences de l’intime, elle espère mieux informer les femmes sur leur sexualité et lever les tabous. Interview. 

Mise à jour 2016 : le site de Natasha Lamant a changé de nom et s’intitule désormais Périnee Intime.

Ton site s’appelle Sciences de l’intime : n’est-ce pas finalement un peu paradoxal de lier sciences et intime ?

Non, au contraire. On ne connaît pas grand chose de la sexualité féminine finalement. Les recherches scientifiques à ce sujet ont commencé depuis seulement une vingtaine d’années. Si on demande aux femmes si le point G existe, elles répondront toutes oui instinctivement, car elles sentent son existence en elles. Cependant, la science interroge encore son existence, or c’est la science qui apporte le sceau de crédibilité nécessaire pour que la parole des femmes soit valorisée, entendue. Il y a 10 ou 20 ans, il n’y avait quasiment que des hommes dans le domaine de la recherche. Ils se sont forcément plus penchés sur je sujet masculin. Aujourd’hui, il y a de plus en plus de femmes chercheur, ce qui permet de mettre également le sujet féminin sur la table.

Tu es spécialisée dans l’éducation du périnée. Pourquoi est-ce important pour une femme de savoir éduquer son périnée ?

Très peu de gens en parlent alors que ceci est essentiel dans la sexualité féminine. Le périnée est en quelques mots, un ensemble de muscles qui part de l’anus au vagin. Quand on sait l’apprivoiser, cela influence positivement la sexualité. En effet, sa contraction permet de serrer plus fortement le sexe de l’homme et donc d’apporter plus de plaisir à l’un et l’autre. C’est également le manque de contrôle sur son périnée, qui peut causer des fuites urinaires ou faire en sorte qu’un tampon glisse quand on le porte.

On parle généralement du périnée, dans le cadre de sa rééducation après un accouchement. Après l’accouchement, une femme prend plus conscience de son périnée, car celui-ci a été littéralement déchiré… Il est donc nécessaire de l’éduquer au plus tôt, pour limiter la sensation de “coup de ciseau” au moment de l’accouchement.

Savoir localiser son périnée, c’est avoir une meilleure conscience de son corps et pouvoir mieux le contrôler. Ce qui est un exercice plus difficile pour une femme que pour un homme, car le vagin de la femme étant caché en elle, une femme a plus de mal à apprivoiser cette partie souterraine d’elle-même. Contrairement à un homme, qui voit son pénis chaque jour.

Penses-tu que le plaisir féminin soit un sujet encore tabou auprès des femmes ?

Je pense qu’il y a un manque d’informations qui rend forcément le plaisir tabou. Le manque d’informations empêche la dédramatisation. Si on prend l’exemple de la contraception, on en parle dès le collège aux petites filles, ce qui leur permet de ne plus considérer ce sujet comme tabou en grandissant. En revanche, la masturbation féminine, quasiment personne n’en parle, alors que nous savons bien que c’est une partie intégrante de notre sexualité. A mes yeux, l’information et l’éducation sexuelle sont essentielles pour briser les tabous !

Si vous souhaitez en savoir plus sur le périnée, rendez-vous sur le site périnee-intime.fr et sa page Facebook

Tatiana
Nietzsche et Mme Bovary sont mes parents, Don Juan est mon premier amour. C’était mal barré. Les chiennes ne font pas les chattes.

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Sciences de l’Intime : le site qui éduque votre périnée

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