Je me demandais ce que ça faisait de bosser pour un site coquin et j’ai rencontré Vince grâce à une connaissance. Vince travaille comme chargé de marketing web depuis 3 ans pour un site coquin en ligne.  Il a accepté de se prêter au jeu des questions-réponses pour Desculottées.

Vince, comment en vient-on à travailler pour un site marchand coquin  ?

C’est arrivé le plus normalement du monde, avec une annonce postée sur l’Intranet de mon école. J’ai passé les entretiens et j’ai été retenu. On m’a quand même demandé si ça ne me dérangeait pas de bosser avec des produits sexe. Ça surprend toujours un peu mon entourage et cette question revient souvent ! Pourtant promis, je n’ai pas traîné dans le quartier des gares tard le soir, sous un néon rouge clignotant, en attendant un homme tout de noir vêtu… 🙂

Quelles sont tes tâches au quotidien ?

Mes tâches au quotidien ne sont pas forcément directement liées aux articles, mais plutôt aux actions marketing pour faire connaitre le site et attirer des gens sur le site. Ca passe par les publicités en ligne, au contenu des réseaux sociaux ou du blog par exemple. Sans oublier différents projets marketing à gérer.

Pas trop dur de se concentrer pour bosser ?

Pas tant que ça, mais je rigole souvent, j’avoue ! Avec le temps, je me rends compte que vendre des articles coquins ou des boîtes de clous, c’est finalement semblable sur certaines facettes du travail. Après, je ne vais pas mentir, ça reste particulièrement agréable de travailler dans cet environnement. Notamment la déco au boulot et les posters accrochés sont plutôt sympas…

Et avec les amis, la famille : c’est moqueries à gogo ?

Pour les amis, ça les fait souvent sourire ou rire, évidemment ! Ca fait également poser beaucoup de questions, les gens sont très curieux de savoir ce qui fonctionne le mieux comme type de sextoys. Il y a aussi toujours des gens pour dire “ah oui, je connais, je suis tombé dessus, par hasard”, ce qui est plutôt drôle. Par ailleurs, aux soirées ou anniversaires, on compte souvent sur moi pour ramener un petit cadeau sympa. J’avoue quand même que lorsque les discussions de soirées tournent autour du sexe, j’aurais bien envie d’entendre parler d’autre chose.
En ce qui concerne la famille, c’est un peu plus délicat avec les grands-parents… je reste donc vague pour eux. Mais mes parents s’y font très bien, ça les fait sourire et leurs collègues aussi. Mon banquier, lui, ça le fait bien marrer ! Je suis catalogué à l’agence et je crois que l’équipe ne serait pas contre des petits goodies…

Bosser pour un site coquin, ça change la vision qu’on a du sexe ?

Pas tant que ça, mais ça ouvre l’esprit, c’est certain. Je suis d’avis qu’il faut vivre sa sexualité en s’abreuvant de tout ce qui peut la stimuler. Alors, ç’a forcément dû me changer un peu. Il m’est arrivé de dire des choses qui ont étonné mes amis alors qu’elles me paraissaient assez banales. Ce que je trouve impressionnant, c’est le nombre de sextoys qui existent, les nouveautés récurrentes, la tendance des objets connectés… c’est un univers créatif.

Es-tu toi-même adepte des sextoys dans ta sexualité ?

Oui, mais rien de bien exotique selon moi. Enfin, je dis ça, mais je n’ai plus le recul nécessaire pour me rendre compte de ce qui est commun ou moins commun… Les sextoys participent à l’ambiance érotique et viennent pimenter les petits moments à deux.

Quel est le sextoy le plus étrange que tu ais découvert ?

C’est difficile de se limiter à un seul ! Celui-là n’est plus en ligne, mais j’ai déjà vu un sextoy de type périscope. Je te laisse imaginer l’usage… Je pourrais également citer la cagoule en latex incluant un gode au niveau du nez, ou bien les poupées particulièrement réalistes (et chères). J’ai l’impression que l’esprit humain est particulièrement imaginatif quand il s’agit de sexe !

On connaît tous le Canard vibrant ou le Rabbit… si on devait te donner un nom de sextoy, qu’aimerais-tu que ce soit ?

Me surnommer “Rabbit” serait un peu présomptueux de ma part, évidemment.
Je dirais le “canard vibrant”, pour son côté doux, attachant et émoustillant. En toute modestie, ça va de soi.

Les chiennes ne font pas les chattes. J'oscille entre les deux.