Tout droit sorti d’un manga pour adolescent, voilà que le Keijo s’apprête à prendre vie dans le monde réel. Le Portugal a décidé d’être pionnier et d’ouvrir le premier centre sportif de Keijo. La particularité de ce sport de lutte: on ne peut utiliser que ses seins et ses fesses pour se battre.

Keijo, qu’est-ce que c’est ? 

A l’origine, le Keijo est un shōnen manga (manga pour adolescents masculins) écrit et dessiné par Daichi Sorayomi, et adapté en anime. Il raconte l’histoire d’une jeune japonaise très pauvre et aux talents exceptionnels de gymnaste. Bien que de nombreuses écoles la sollicitent, elle ne pense qu’à une chose : se faire de l’argent. Elle décide alors de se lancer dans le Keijo. Le principe : deux femmes sont sur une plateforme posée sur l’eau et se battent pour faire tomber l’autre, en utilisant uniquement leurs seins et leurs fesses. Le combat de boue façon 21è siècle et surtout façon Japon !

Gif de l'anime Keijo

Ce sport érotique n’était donc qu’un sport imaginaire, jusqu’à ce que Keijo Portugal naquisse. Les fondateurs du projet ont eu l’idée suite à un événement anime. Cependant, l’un des fondateurs m’a indiqué que l’entreprise souhaite faire oublier la dimension érotique associée au Keijo, et que cela devienne un vrai sport à part entière. Forcément, passer du manga au réel demande quelques adaptations : la plateforme est devenue une bouée géante, et plutôt que de porter des tous petits bikinis comme les personnages du manga, les joueuses ont des armatures pour protéger leurs seins et leurs fesses. Encore heureux, parce que l’idée de se tamponner les seins me donne envie de me tordre de douleur rien qu’à y penser !

Keijo Portugal

En plus de l’aspect sécuritaire, cela aide à déconstruire partiellement la vision érotique. Cependant, il ne faut pas se leurrer, un sport dédié aux femmes où la règle consiste à faire du seins contre seins et fesses contre fesses perdra difficilement sa dimension érotique et sexiste. Le Keijo est clairement une activité pour femmes pensée uniquement par et pour les hommes.

Les chiennes ne font pas les chattes. J'oscille entre les deux.