Ce soir, Arte diffuse le reportage d’Elise Baudouin et Ariel Wizman intitulé “Pop féminisme, des militantes aux icônes pop”, 53 minutes qui retracent brillamment la montée en puissance du néo féminisme, celui qui se veut “fun, jeune, branché, sexy et glamour” comme le décrit la féministe Florence Montreynaud.

Aujourd’hui ne plus être féministe, c’est passer à côté de l’histoire

Tout a commencé avec la déferlante du mouvement #MeToo, qui, dans son drame a permis à des centaines de milliers de femmes de se rassembler pour s’élever ensemble face à une cause commune. À parler, à dialoguer, à se concerter pour faire bouger les choses et cela accompagnées de grandes figures pop. En France, ce mouvement s’est rendu visible le 23 novembre 2019, quand 49000 personnes ont défilé dans la rue pour protester contre les violences faites aux femmes, créant ainsi la plus grande manifestation féministe de notre histoire. Pour rappel, ce sont 200 000 femmes concernées par un conjoint violent dans notre pays.

Manifestation féministe contre les violences faites aux femmes

Mais alors comment le tube de Beyoncé “Who run the world” a-t-il remplacé l’hymne du MLF, c’est la question à laquelle répond ce reportage, en retraçant l’histoire du féminisme du XXI siècle. Ce renouveau flagrant s’est majoritairement incarné à travers des icônes de la pop culture, dès les années 90 avec l’hypersexualisation de Madonna, de Cyndi Lauper ou encore l’esprit rebelle des Spice Girls.

Ce Girl Power popularisé par des femmes puissantes et indépendantes s’est allié d’un nouveau terme : l’empowerment. Celui-ci s’affiche au cinéma (Océan 8, Wonder Woman, Max Max…) mais aussi à travers la mode notamment avec le t-shirt “We Should All Be Feminist” de Dior, qui reprenait le manifeste de l’écrivaine nigériane Chimamanda Ngozi Adichie.

Pop féminisme, des militantes aux icônes pop à voir ce soir sur Arte à 22h45 ou par ici.

Je travaille dans la communication le jour et vous parle de sexe la nuit. Les relations humaines me fascinent autant que la peinture, l'écriture et la psychologie. On dit de moi que je suis drôle, que j'ai un bon coup de fourchette et sale caractère. Moi, je crois surtout que les femmes sont sacrées, que Dieu existe et que la vie est belle. Car elle a toujours beaucoup plus d'imagination que nous.