Le porno amateur est devenu une norme dans l’industrie pornographique et il fait vendre. Voir des « vrais  gens » faire l’amour devant la caméra, voilà ce qui excite, plus que la sensation de regarder des actrices / acteurs « fake ». Comment expliquer le succès du porno amateur et que dit-il de nos nouveaux fantasmes ?

De la girl next door à la camgirl, le désir des filles « normales »

Il y a d’abord eu le phénomène girl next door qui a fait ravage dans le porno des années 2000 : mettre en scène des actrices qui ressemblaient à ton idéal de « voisine d’à côté ». Puis, les vidéos de porno amateur sont arrivées en force, avec un succès qui ne tarit pas. Des « gens comme nous » qui se montrent en train de forniquer, le public adore et en redemande. Si bien que des expert-es du genre deviennent de vraies stars dans le milieu porno, à l’image du couple d’amateurs Leo&Lulu. La recherche de « normalité » est telle qu’aujourd’hui le business de la camgirl (une fille qui se filme chez elle en webcam et se fait payer par des viewers pour se déshabiller et se masturber) fait fureur et représente désormais une très grosse manne financière. Peut-on faire plus réaliste qu’une femme qui communique avec vous et s’exécute en fonction des demandes (et surtout de l’argent récolté) ? Le débat prostitution/pornographie peut être relancé, mais c’est encore un autre sujet…

Vivre son fantasme d’exhibition en regardant des vidéos de porno amateur

Et si on aimait mater du sexe amateur, justement parce qu’on s’identifie à celles et ceux qui se montrent ? Ce qui excite est de s’imaginer que ça puisse être nous à leur place, de sentir ce que ça nous ferait d’être regardé-es en train de faire l’amour. Une forme de pulsion sexuelle narcissique et la possibilité de vivre à travers les autres notre fantasme de s’exhiber. Savez-vous d’ailleurs que le mot amateur était le mot N°1 le plus recherché en 2019, selon le classement annuel d’un site porno populaire ? 1https://www.vice.com/fr/article/exe79z/francais-recherches-pornhub-2016

Se masturber en regardant des gens qui nous ressemblent, ou qu’on pourrait facilement croiser dans la rue, semble renforcer l’excitation. On se dit « ça pourrait m’arriver à moi aussi de vivre ça ». D’ailleurs, le made in France est très souvent recherché en France. Pour preuve, une étude du même site indiquait que les requêtes porno les plus tapées en France étaient « french », « française », « maman française ». Le mot « french » est d’ailleurs recherché 998% fois plus en France que dans le reste du monde. 2 https://www.objetsdeplaisir.fr/porno-2019-statistiques-pornhub/

Conclusion : aujourd’hui le fantasme, on l’aime amateur et local, et on soutient le porno français !

Article sponsorisé en partenariat avec le site video.union.fr

Les chiennes ne font pas les chattes. J'oscille entre les deux.